Tout est possible si on essaie.

Son expérience personnelle et les recherches qu’il a faites l’ont amené à la conclusion qu’il fallait consacrer plus d’argent à la recherche sur le cancer. C’est pourquoi, avec la modestie et la persévérance qui le caractérisaient, Terry a commencé à s’entraîner et à planifier sa course pour traverser le Canada afin de récolter des fonds pour la recherche sur le cancer. Le 12 avril 1980, il trempait sa jambe artificielle dans l’océan Atlantique et amorçait son périple qui allait rassembler les gens du pays comme ils ne l’avaient jamais été auparavant et ne l’ont plus été depuis. La seule chose qui aurait pu empêcher Terry d’atteindre l’océan Pacifique s’est produite. Une récidive du cancer dans ses poumons l’a forcé à mettre un terme à sa course le 1er septembre 1980, après avoir parcouru 5 373 kilomètres.

Terry Fox, jeune homme de dix-sept ans de Port Coquitlam, C.-B., ne s’est jamais considéré comme une personne exceptionnelle. Il affichait une détermination peu ordinaire pour atteindre les objectifs qu’il se fixait, mais ses priorités étaient d’ordre personnel : sa famille, l’école, le sport et ses amis. Mais le diagnostic de cancer des os — un ostéosarcome logé juste au-dessus du genou —, l’amputation subséquente de sa jambe et son expérience dans les services d’oncologie pour enfants ont tout changé.  La découverte de son sens aigu de la compassion combinée à sa détermination inébranlable de mettre un terme aux souffrances engendrées par le cancer ont mené Terry sur une voie qui a tout simplement changé le monde.

Le parcours de Terry pour traverser le Canada.

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Avant sa mort, le 28 juin 1981, Terry avait atteint son objectif d’abord jugé irréalisable, c’est-à-dire qu’il avait réussi à récolter 1 $ de chaque Canadien. Et, ce qui est plus important encore, il avait mis en place la structure d’un événement, La Journée Terry Fox, qui allait accélérer la recherche sur le cancer au Canada, permettant de récolter plus de 850 millions de dollars depuis 1980, et apporter l’espoir et la santé à des millions de Canadiens.

« Je veux donner un exemple qui ne sera jamais oublié. »

Terry Fox

Le Marathon de l’espoir

Une histoire simple, mais puissante. À l’âge de 18 ans, Terry Fox se fait amputer la jambe suivant un diagnostic d’ostéosarcome. Il subit ensuite 16 mois de traitements et découvre qu’il ne peut ignorer la souffrance dont il est témoin dans les services d’oncologie. C’est alors qu’il décide de traverser le pays à la course pour collecter des fonds pour la recherche sur le cancer. C’est le début du Marathon de l’espoir. Son but n’est pas de devenir célèbre, mais de faire changer les choses et de financer la recherche en vue de trouver un remède à tous les cancers. Il court près de 42 kilomètres (26 miles) par jour et traverse Terre-Neuve-et-Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec et l’Ontario. Il court malgré la neige, la pluie, le vent, la chaleur et l’humidité. Il s’arrête dans plus de 400 villes, villages et écoles pour parler de ce qu’il a entrepris et des raisons qui le motivent. Il commence à courir à 4 h 30 le matin et, souvent, il ne s’arrête qu’à 19 h le soir. Il arrive que Terry et Doug, son meilleur ami et chauffeur, dorment dans la camionnette parce qu’ils ne peuvent se payer un endroit où dormir. Certains jours, des centaines de personnes l’acclament sur son passage; d’autres jours, il court seul sur la ro